Droit de la Famille

In an oral commercial lease, the

📅 Décision du 28 May 2020⚖️ Cour de cassation

In an oral commercial lease, the transfer to the tenant of liability for the land tax (taxe foncière) results from the agreement of the parties, the existence of which is a matter for the sovereign assessment of the trial judges

Key decision: Court of Cassation • No. 19-10.056 • 28 May 2020 • View the decision →

This decision provides valuable insight into your family and estate law rights. Here is what it changes for you.

The situation

In an oral commercial lease, the transfer to the tenant of liability for the land tax (taxe foncière) results from the agreement of the parties, the existence of which is a matter for the sovereign assessment of the trial judges

What the law says

This decision confirms the fundamental principles of French property law.

Key points to remember

  • Scrupulously observe the statutory time limits for appeals
  • Keep all your supporting documents (title deeds, instruments, correspondence)
  • Plan ahead: preventive advice is always less costly than a dispute

For an analysis of your situation: 30-minute consultation at €70 with Maître Perucca.

⚖️ Does this apply to you?

Maître Bruno Perucca, French family & estate lawyer, Antibes — available across France (FR/EN/IT).

📞 +33 6 89 73 10 87  |  ⭐ 4.9/5 (304 reviews)

Book 30 min — €70   → Learn more

Informations juridiques

  • Numéro: 19-10.056
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 28 mai 2020

Mots-clés

droit de la famillejurisprudencefamille

Cas d'usage pratiques

1

Bailleur louant un commerce sans bail écrit depuis huit ans

Mme R., propriétaire d'un local commercial à Lyon loué verbalement depuis 2016 à un fleuriste (loyer 1 400 €/mois), a toujours répercuté la taxe foncière (environ 2 900 €/an) sur son locataire, qui la réglait sans contestation. En 2024, le locataire refuse de payer sa part, arguant qu'aucune clause écrite ne le prévoit dans le bail.

Application pratique:

Selon cette décision, même en l'absence de bail écrit, le juge peut souverainement constater l'accord des parties de mettre la taxe foncière à la charge du locataire, notamment par son comportement passé. Mme R. doit réunir ses preuves : quittances mentionnant le rappel de taxe, virements antérieurs, courriels ou relevés bancaires attestant huit années de paiement. Elle adressera ensuite une mise en demeure au locataire par lettre recommandée avec avis de réception, puis, à défaut de règlement sous 15 jours, une assignation devant le tribunal judiciaire. Elle profitera de ce contentieux pour faire rédiger un bail écrit consolidant la clause de répartition des charges.

2

Commerçant sommé de payer une taxe foncière jamais convenue

M. B., gérant d'un salon de coiffure à Antibes, exploite ses murs sous un bail verbal renouvelé chaque année depuis 2019 (loyer 1 800 €/mois). Son propriétaire lui réclame brutalement 3 400 € de taxe foncière pour 2024, alors qu'aucun document, quittance ou échange ne mentionne jamais cette charge ni aucun paiement antérieur de sa part.

Application pratique:

Cette jurisprudence joue dans les deux sens : la charge de la taxe foncière ne peut être transférée au preneur que si un accord existe, et c'est au juge de l'établir à partir de faits précis. M. B. doit d'abord répondre par écrit qu'il conteste cette réclamation, en rappelant qu'aucun accord, écrit ou tacite, n'a jamais existé et qu'il n'a jamais réglé cette taxe depuis 2019. Il conservera toutes ses preuves : historique de paiements de loyer sans rappel de charges, échanges avec le bailleur, avis d'imposition de la taxe foncière resté au nom du propriétaire. Face à une pression insistante, une consultation rapide avec un avocat permettra d'envoyer une réponse ferme et d'éviter un paiement indu.

3

Héritiers divisés sur un local commercial loué verbalement

À la suite du décès de leur père, trois frères et sœurs héritent à Nantes d'un immeuble abritant un café exploité depuis 12 ans sous un accord purement verbal avec l'exploitant (loyer 2 200 €/mois). L'un des héritiers, gérant de l'indivision, réclame au cafetier la taxe foncière (4 100 €/an) que le défunt ne lui avait jamais facturée, créant un conflit au sein de la famille.

Application pratique:

Cette décision rappelle qu'en l'absence d'écrit, la charge de la taxe foncière ne se présume pas : il faut un accord des parties que le juge constate à partir d'éléments concrets. Les héritiers doivent d'abord vérifier dans les archives du défunt (comptabilités, quittances, courriers) si le cafetier supportait ou non cette taxe par le passé ; sans tel historique, la réclamation est fragile. Ils conviendront ensuite en indivision d'une stratégie commune avant toute relance du locataire, car une réclamation injustifiée peut fragiliser la relation locative et la valeur du bien successoral. Le plus sûr est de négocier avec le cafetier la signature d'un bail commercial écrit, en répartissant clairement la taxe foncière, afin de sécuriser le patrimoine transmis.

BP

À propos de l'auteur

Maître Bruno Perucca — Avocat au Barreau de Grasse, Docteur en Droit, spécialisé en droit de la famille et du patrimoine. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par Maître Bruno Perucca.

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

Articles similaires en Droit de la Famille

Voir tout →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit de la famille

Tous les articles Droit de la Famille
★★★★★4.9/5 — Avis Google

Maître Bruno Perucca, Doctor of Law

Phone and video consultations available — Fast appointments

Book an appointment
First consultation 30 minutes — €45

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse sous 24h

Continuer votre lecture

Après avoir estimé qu'on ne pouvait